Bandol, c’est bien sûr le superbe Château de Pibarnon 2006, « un grand millésime à Bandol où le mourvèdre révèle toutes ses facettes : romanesque, noble, terrien et séducteur. » Eric de Saint Victor, le maître des lieux, connaît son trésor par cœur, ici le coffre est une cave, et l’exception un rouge à 90% Mourvèdre (avec Grenache) qui ne manquera pas une occasion de mettre la barre toujours plus haute, encore plus haute, jusqu’à toucher les sommets d’élégance, de complexité aromatique et de puissance naturelle. Du noir profond et envoûtant d’une robe ajustée au corps droit et nerveux, à cette longueur étourdissante, Pibarnon n’aura de cesse d’exiger de vous la perfection de la simplicité culinaire, celle des rognons ou de la brouillade de truffe (28,00 € départ cave).
Aux Baux, à une paire de lieues de Saint-Rémy de Provence et juste de l’autre côté de ces rochers mystérieux et majestueux, le Château Dalmeran (à Saint-Etienne-du-Grès) occupe un vieux mas provençal du 16ème siècle bâti au pied des Alpilles, donc bien avant que les stars du monde médiatique parisien ne viennent construire leur « maison de famille » à trois millions d’euros.
Et comme le Bandol apprécié précédemment, c’est un millésime 2006, mais Syrah, Grenache et Cabernet Sauvignon que nous découvrons, un rouge pourpre par la volonté des fruits rouges, des tanins délicats mais avec du caractère, et une fin de bouche prometteuse. On sent que ce vin a vécu une histoire que ce pays rude – autrefois très pauvre – partage avec lui. Ce Baux-de-Provence appelle la gastronomie où le chocolat aura une place d’honneur en toute fin (16,00 € départ cave).
LE CHRONIQUEUR
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